La construction d’un nouveau complexe sportif fait partie des trois projets emblématiques du mandat actuel de la Ville de Clermont-Ferrand. L’un des objectifs est d’asseoir sa stature métropolitaine avec cet équipement moderne adapté aux attentes de plusieurs milliers d’usagers.

 

La Ville de Clermont-Ferrand dispose d’un parc sportif riche et diversifié (145 installations sportives) dont le complexe sportif Philippe-Marcombes.
Si lors de sa création, ce dernier était excentré, il est désormais à proximité immédiate du centre-ville. Un élément assez rare pour ce poumon vert, d’une superficie de 6,7 hectares, qui accueille 145 000 usagers par an (environ 108 000 en pratique régulière, 27 000 en pratique libre et 10 000 en pratique ponctuelle) dont 45 associations sportives et 15 établissements scolaires.
Au fil de son histoire, ce complexe sportif a également reçu des arrivées du Tour de France, des matchs de Coupe de France de football… “Les équipements sportifs de ce vrai lieu de la vie sportive clermontoise (courts de tennis, piste d’athlétisme, terrain en gazon naturel, piste de vélodrome…) étaient devenus vieillissants et les élus ont donc décidé de lui donner un second souffle, tout en développant les structures pour la pratique sportive libre, en plein essor” explique Jean-Benoit Burnichon, directeur des sports et de la logistiques de la Ville de Clermont-Ferrand.

Afin de répondre au maximum aux attentes des utilisateurs, plus de 50 réunions préparatoires ont été organisées avec le mouvement sportif, le comité de quartier et les usagers des pratiques libres du stade pour élaborer les axes principaux du futur complexe.

Architecture : ouverture sur la ville et mise en œuvre d’anciens souvenirs
Le projet a été sélectionné, suite au concours d’architecte organisé en 2016, parmi 5 finalistes issus de 54 propositions. C’est le groupement Auer Weber, associé localement au cabinet mBa architectes, qui a été retenu. Son objectif était de proposer un parc sportif ouvert sur la ville, rendant ainsi visibles toutes les installations sportives, les bâtiments et la végétation, tout en l’insérant dans la topographie du quartier. A l’intérieur de la parcelle, en forme de pentagone irrégulier, 11 sites s’organisent pour constituer un parc paysager urbain unitaire et clairement identifiable.

En outre, le parti architectural fait référence à l’histoire de ce lieu symbolique : le groupement d’architectes a ainsi décidé de conserver certains vestiges iconiques et diverses inscriptions d’origine.
De plus, un appel à la population a été lancé afin de récupérer des souvenirs (articles de presse, photographies…) liés au stade Philippe-Marcombes et ainsi illustrer le futur complexe.

Un nouveau complexe sportif divisé en quatre pôles principaux
Tout d’abord, le pôle athlétisme comprend une piste de 400 m avec 8 couloirs, afin de recevoir des compétitions nationales, et un éclairage de 525 lux (800 lux en ligne droite) en led.

Il a été décidé d’installer l’ensemble des aires de sauts à l’extrémité de la piste afin de fluidifier l’organisation des compétitions. Une tribune de 1 484 places assises couvertes (ainsi que 40 PMR et 505 places dans des gradins végétalisés en continuité de la tribune) sera également présente, elle accueillera un bâtiment de trois niveaux : le rez-de-chaussée bas avec des vestiaires pour les joueurs et les arbitres, des espaces de stockage, une salle de musculation, une salle de réunion, la chambre d’appel et un local chronométrie pour les compétitions d’athlétisme ; le rez-de-chaussée haut sera composé de différents bureaux pour les clubs et ceux de la direction des sports et de la logistique de la Ville; à l’étage se trouvent un espace réceptif pour 260 personnes et l’accès à la tribune. “Concernant le terrain central, mesurant 105 x 68 m et utilisable pour le football et le rugby, nous avons décidé de le garder en gazon naturel et non de le transformer en synthétique afin de pouvoir maintenir les épreuves de lancers sur le terrain. Il disposera d’un éclairage de niveau E3 pour le football (400 lux) en led” indique Jean-Benoit Burnichon.

Ensuite, le pôle tennis, utilisé principalement par le club résident comprenant 650 licenciés et organisant un tournoi international junior depuis plus de 20 ans, sera composé de 3 courts extérieurs en terre battue synthétique et de 6 courts couverts (4 en résine et 2 en moquette aiguilletée), le tout avec un éclairage à led d’une puissance de 500 lux. “Nous avons retenu la terre battue synthétique car, contrairement à la naturelle, elle est utilisable toute l’année et demande moins d’entretien. Nous avons déjà testé cette surface sur un autre complexe de la ville et les utilisateurs nous ont fait de bons retours. Concernant les courts couverts, deux d’entre eux sont en moquette aiguilletée suite à la demande des joueurs seniors car c’est une surface moins traumatisante pour les articulations” argumente le directeur des sports et de la logistique.

En outre, concernant le pôle sports en salle, il a été décidé de construire 4 salles avec des vestiaires et des bureaux : deux pour les sports de combat de niveau régional, séparée par un rideau), une comprenant un ring de boxe démontable et une dernière pour accueillir les sports collectifs, pour un usage principalement scolaire et premier niveau de compétition. Concernant l’éclairage, les salles disposeront d’une puissance de 250 lux avec des projecteurs à led.

Enfin, le pôle pratiques libres disposera de 3 terrains de basket-ball en béton poreux pour la pratique 3 contre 3, 2 courts de tennis (terre battue synthétique et résine),
2 terrains de football à 5 contre 5 en gazon synthétique, un espace roller de 20 x 40 m
pour l’initiation à la glisse, le roller hockey et le rink hockey, un nouveau skatepark de 1 600 m2 (un espace couvert street plaza avec des modules techniques et un espace extérieur avec une succession de bowls et de courbes), un espace pour la pétanque, un parcours sportif au sein d’une boucle de 1 km et deux espaces de fitness :
un de 120 m2 pour le crossfit et l’autre de 130 m2 pour le street workout.
Pour ces différents espaces, l’éclairage sera compris entre 100 et 150 lux (éclairage led).

complexe sport de Clermont-Ferrand

L’organisation durant les travaux
Le chantier comprend 24 lots dont deux ont déjà été attribués (le désamiantage et la déconstruction) en janvier 2018 et 19 autres lots en août 2018. “Le complexe sportif est fermé à 80 % depuis le 28 mai. Seuls les courts de tennis sont restés accessibles pour les scolaires et pour le club jusqu’à fin août afin d’accueillir le tournoi international. D’ailleurs, il est impératif que le pôle tennis soit terminé en juillet 2019 pour l’édition suivante, alors que la livraison totale du complexe devrait avoir lieu en janvier 2021. Bien évidemment, cette fermeture demande une certaine organisation mais les différents utilisateurs sont prévenus depuis deux ans. Nous avons essayé de satisfaire un maximum d’entre eux en répartissant, autant que possible, leurs créneaux sur d’autres équipements sportifs de la ville » conclut le directeur des sports.

Une gestion en régie
Le complexe sportif Philippe-Marcombes est géré en régie par le service des sports : 10 personnes se chargent, parmi d’autres missions, de l’entretien du site au quotidien. Afin de faciliter leur travail, un espace technique leur sera réservé après les travaux avec un atelier et des locaux de rangement pour l’ensemble du matériel. D’ici l’ouverture du futur complexe, les agents seront affectés dans d’autres secteurs de la ville.

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