La sécurité est obligatoire pour tout équipement recevant du public. Néanmoins, contraintes de s’adapter au contexte actuel, les collectivités sont de plus en plus sensibles à cette problématique pour leurs structures sportives. Diverses solutions existent : du portail à la vidéo-surveillance.

Quand le pare-ballons sert également à protéger le terrain d’intrusion non souhaitée, il a la particularité en partie basse d’être composé sur deux mètres de haut d’un grillage lourd ou de panneaux treillis soudé.

Sécuriser une structure sportive est essentielle à la fois pour les utilisateurs et les spectateurs, mais également pour les personnes extérieures. De plus en plus d’équipements étant proches des habitations et des axes routiers. Ainsi, la société Vidéo Surveillance Direct est régulièrement sollicitée pour installer des caméras à proximité des structures sportives. « Même si de nombreuses grandes villes s’équipent, désormais, les plus petites communes souhaitent également sécuriser leur site. Elles font installer des caméras pour savoir ce qui se passe la nuit et avoir la possibilité d’enregistrer afin de pouvoir vérifier les bandes en cas de problème » indique Eric Copie, le directeur de l’entreprise

Différents choix concernant le portail

Pour permettre d’accéder aux espaces sportifs, le portillon ou portail est l’équipement incontournable. Il peut être sans remplissage, avec grille ou barreaudé. « Il existe de nombreux modèles selon l’utilisation. Par exemple, il peut s’adapter à la clôture : 1,10 m de hauteur pour s’intégrer dans la main-courante ou 2 m pour être dans le pare-ballons. De même, plusieurs solutions d’accès sont possibles : passage coulissant, portillon pivotant, avec grille ou barreaudé. Enfin, selon la dimension souhaitée, il peut mesurer de 1 à 4 m de large avec 1 ou 2 vantaux. Toutefois, dans certains cas, il est également possible de faire du sur-mesure » explique Jean-Claude Behr, gérant de la société Métalu-Plast. Il faut compter environ 1 000 euros HT (hors installation) pour un portillon et 1 700eurosHT (hors installation) pour un portail.

 

Que disent les règlements de la FFF et la FFR ?

Afin notamment de contrôler et de maîtriser la capacité d’accueil du public, d’assurer la protection des installations sportives, et la sérénité des rencontres ainsi que la sécurité des spectateurs conformément aux objectifs du décret n° 87-893 du 30 octobre 1987, l’enceinte de l’installation sportive doit être entièrement close par un dispositif interdisant impérativement les intrusions tout en assurant la maîtrise des flux de spectateurs. Les exigences divergent selon les fédérations et le niveau de jeu de l’équipe. Fédération française de Football Pour le niveau 6, la clôture de l’enceinte de l’installation sportive est recommandée. Pour le niveau 5, la clôture de l’enceinte de l’installation sportive peut être assurée par une clôture grillagée légère ou par des obstacles naturels ou des haies végétales. Le clos à vue est recommandé mais non exigé. Pour le niveau 4, la clôture de l’enceinte de l’installation sportive doit être réalisée au moyen d’une clôture grillagée résistante d’une hauteur interdisant le franchissement. Le clos à vue est recommandé mais non exigé. Pour les niveaux 1 à 3, la clôture de l’enceinte de l’installation sportive doit être constituée de parois ou de tout autre système robuste interdisant le franchissement et assurant également le clos à vue. Fédération Française de Rugby La clôture de l’enceinte du stade peut être assurée par un grillage, des obstacles naturels, des parois ou par tout autre système interdisant le franchissement et assurant également le clos à vue. Pour les catégories A, B et C, la clôture de l’enceinte du stade est obligatoire. Pour les catégories D et E, la clôture de l’enceinte du stade est simplement recommandée. Afin d’assurer le rôle qui lui est dévolu, la clôture de l’enceinte du stade doit être complète et en bon état.

 

L’indispensable pare-ballons

Le pare-ballons est un ouvrage qui protège les alentours des terrains des projections de ballons, l’objectif étant d’éviter des incidents ou des accidents. Quand celui-ci sert également à protéger le terrain d’intrusion non souhaitée, il a la particularité en partie basse d’être composé sur deux mètres de haut d’un grillage lourd (3,9/4,4) ou de panneaux treillis soudé (8/6/8). La partie haute est toujours composée d’un ou plusieurs filets. Il existe différentes mailles selon les disciplines concernées : 25 mm pour le golf, 45 mm pour le tennis et 145 mm pour le football et le rugby. Concernant l’espacement entre les poteaux, il est généralement compris entre 5 et 7,5 m. La longueur, quant à elle, est très variable selon le souhait des collectivités. Toutefois, elle est très souvent installée sur la largeur totale du terrain, soit environ 50 m. Les dimensions des poteaux varient entre 60 et 114 mm de diamètre selon la hauteur et la zone de vent ou se trouve l’ouvrage.

En outre, pour clôturer un complexe sportif et non un simple terrain, il est nécessaire d’installer une clôture périphérique, et non un pare-ballons, avec une maille plus serrée et un grillage lourd.

Le tunnel d’accès

Certaines fédérations exigent la mise en place d’un tunnel d’accès afin d’assurer une séparation physique entre les joueurs et arbitres et les spectateurs. C’est notamment le cas de la Fédération Française de Football pour les niveaux 1 à 4 pour le football. « Nos tunnels sont composés d’une bâche, traitée anti-feu, avec une structure en aluminium. Afin de s’adapter un maximum sur les structures sportives existantes, nous proposons différentes dimensions : de 3 à 15 m de long avec des modules d’1 m » précise Jean-Claude Behr. Pour un tunnel de 5 m de long, 2 m de haut et 2 m de large, il faut compter entre 3000 et 3 500 euros HT.

Il existe plusieurs solutions d’accès de portillon : passage coulissant, portillon pivotant, avec grille ou barreaudé.

Le développement de la vidéo surveillance

Les collectivités doivent se poser plusieurs questions avant leur achat : Ai-je besoin de voir loin la nuit ? Et si oui, à quelle distance: 10 ou 80 m ? Quelle utilisation vais-je avoir de la caméra : voir le visage d’une personne qui entre sur le site ou identifier la plaque d’immatriculation d’une voiture garée sur le parking ? De manière générale, le choix se porte sur une caméra haute définition avec une résolution comprise entre 1 et 10mégapixels.

« Je conseille plutôt d’investir dans une caméra fixe plutôt qu’un appareil mobile. En effet, la première peut être installée selon le champ de vision souhaité. Avec la seconde, il est nécessaire qu’un agent soit présent pour utiliser un joystick afin de balayer l’ensemble du champ de vision. Il est préférable d’investir dans deux ou trois caméras fixes plutôt qu’une seule mobile. En complément, il est nécessaire d’acheter un enregistreur. La capacité est variable : certaines villes souhaitent garder seulement les images durant 5 jours alors que d’autres préfèrent un mois. Lorsqu’elles veulent visionner un événement précis, il suffit de repasser la bande puis de l’enregistrer sur une clé HSB ou un disque externe pour visionner à l’extérieur » ajoute Eric Copie.

Dans la plupart des cas, ce sont les services techniques de la collectivité qui installent le système. Bien évidemment, en cas de question, la société met à disposition une hotline. « Le fonctionnement est très intuitif, ce n’est pas plus compliqué qu’un smartphone. L’appareil étant connecté à internet, il est possible de visionner la caméra à distance. Il n’y a aucun entretien spécifique, l’enregistreur étant la seule pièce mécanique. Il est important de l’installer dans une pièce plutôt froide, sécurisée où seules quelques personnes possèdent l’accès » décrit Eric Copie. Le prix d’une caméra fixe commence à partir de 100eurosHT contre 1 000 euros HT pour une mobile. Il faut également ajouter le prix de l’enregistreur : entre 300 et 1500 eurosHT selon le nombre de caméras connectées.

D’un point de vue législatif, il est nécessaire que la collectivité fasse une déclaration à la Préfecture pour indiquer que des caméras sont installées en mentionnant le nom du complexe sportif. Sur le site, il est obligatoire de mettre un panneau pour informer les personnes fréquentant la structure.

De manière générale, pour sécuriser un équipement sportif, le choix se porte
sur une caméra haute définition avec une résolution comprise entre 1 et 10 mégapixels.

 

 

Comment sécuriser efficacement vos équipements sportifs ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *