Un sol imperméable, où l’eau et l’air ne circulent plus, des remontées de fines, des flaques en surface, un gazon dégarni et facilement arraché… Pas de doute, un décompactage s’impose. Plusieurs types de machines sont disponibles : des décompacteurs verticaux, linéaires ou pneumatiques.

Proposé par MGE Green Service, l’Eco Dresser GKB décompacte, aère, recycle le substrat du sol sportif, tamise (petits cailloux) et nivèle en un seul passage !

Comprendre l’intérêt d’un décomptage, c’est assurer la réussite des opérations mécaniques. Par définition, un décompactage est l’action d’augmenter l’espace entre les particules de sol afin d’assurer la croissance des racines et ainsi favoriser les échanges d’eau, d’air et de nutriments au sein de la rhizosphère et au-delà. En effet, la décompaction cible la zone racinaire active mais aussi le profil inférieur du sol, permettant au gazon de développer un volume racinaire optimal et d’être, par conséquent, plus résistant aux épisodes de sécheresse ou aux diverses contraintes mécaniques. En réalisant des opérations de décompactage, le gestionnaire a vraiment tout à gagner pour assurer la pérennité du gazon.

Quelles sont les conséquences d’un sol sportif compacté ?

Le faible poids du Terra Spike SL6 (500 kilos) assure une mise en service avec des tracteurs
de faible puissance (à partir de 25 CV). Le décompactage est effectué jusqu’à 210 mm. La multifonctionnalité de cette machine signée Wiedenmann et sa vitesse d’exécution permettent un gain de temps, estimé à 60 %. Côté sécurité et confort, le système d’amortissement Vibra Stop intégré dans le Terra Spike SL6 facilite le travail.

Un sol compacté n’est pas stable. A la longue, il devient imperméable, l’eau et l’air ne circulant plus dans le sol. Symptôme caractéristique, l’eau reste en surface (le ressuyage est beaucoup plus long), stagne, ce qui provoque inéluctablement une remontée des fines, déstructurant ainsi le sol. Outre l’aspect visuel du terrain qui se dégrade rapidement, la densité du gazon s’amenuise considérablement. Cette faiblesse se traduit notamment par une fragilité de la racine et du collet, entraînant un arrachement rapide du gazon lorsque le terrain est joué, surtout au niveau des en-buts et des lignes de touche, là où les conditions de jeu sont plus intenses. Autre conséquence, un sol compacté rend impossible la croissance racinaire, et les racines doivent remonter en surface pour puiser les éléments nutritifs sur les premiers centimètres de sol. De fait, les racines remontent et le gazon, peu ancré dans le sol, devient davantage sensible à l’arrachement.

Avec quel type de machines ?

Bonne question, car les gestionnaires hésitent parfois. Plusieurs machines, tirées par des tracteurs de 25 à 50 CV équipés de pneus basse pression, sont répertoriées :

  • les décompacteurs verticaux, appelés également décompacteurs à pointes ou broches. Ils réalisent entre 80 et 200 trous/m². Physiquement, ces outils affectent l’état de surface du terrain et sa jouabilité en générant des mouvements de balancier. L’action de décompaction est intense mais non uniforme (la décompaction étant plus forte au bout des pointes qu’à leur point d’impact). Ils sont utilisés de manière curative ;
  • les décompacteurs à lames, appelés également décompacteurs linéaires. Les lames entrent dans le sol l’une après l’autre, créant un mouvement d’onde, et donc une décompaction homogène sur toute la profondeur. L’effet de ligne permet également un drainage et l’opération est très peu invasive avec un retour au jeu immédiat, sans déformation de surface ;
  • les décompacteurs pneumatiques (portatifs), qui libèrent de l’air sous pression dans le sol par des électrovannes. Ils n’influencent pas la jouabilité du terrain. La décompaction est très intense mais localisée, ce qui rallonge les temps de passage.

Concernant les réglages de ces machines, en règle générale, l’angle d’attaque des lames ou des pointes sont ajustables de manière centralisée. La profondeur de travail est réglée à l’aide d’une manivelle. Les points de graissage sont réduits au minimum et les ressorts de rappels métalliques sont parfois supprimés selon les modèles.

Le Shockwave d’Imants, proposé par Hydraparts, décompacte le sol grâce à la forme et la disposition de ses lames. En rentrant alternativement dans le sol, elles créent une onde de mouvement latéral qui décompacte le sol sur toute la profondeur (de 25 à 38 cm selon les modèles). Largeurs de travail : 1 à 2,75 m (selon les modèles).

A quelle fréquence intervenir, et quand ?

Tout dépend de la texture du sol. En effet, selon si le sol est argileux ou sableux, la compaction sera différente. La seule vraie règle à suivre en termes de fréquence de décompacation reste la mesure de paramètres physiques qui indiqueront la nécessité de l’opération. Notamment la fermeté des sols, avec un marteau type ‘Clegg’, les niveaux de compaction, à l’aide d’un pénétromètre qui indique l’intensité et la profondeur de la compaction, et la vitesse d’infiltration, mesurant la porosité du sol jusqu’aux couches drainantes.

D’un poids de 926 kg, le Verti-Drain 2216 de Redexim, proposé par Saelen, travaille jusqu’à 225 mm de profondeur, avec un rendement théorique de 2 796 m²/h (distance entre les trous de 65 mm dans le sens de la marche).

Le décompactage est une opération qu’il faudra réaliser au moins une fois durant la saison, du moins si le sol est suffisamment poreux (sable, pouzzolane, granulats de synthèse…). Jusqu’à à deux ou trois opérations sont nécessaires dans la saison si la texture est fine (présence d’argiles et de limons).

Quant à la période durant laquelle il est plus judicieux de décompacter un sol sportif, cela dépend de l’état général du gazon. Il doit pouvoir récupérer après l’intervention ! L’état du sol est aussi primordial. Pas de décompactage sur sol sec, les lames et pointes n’auraient pas la possibilité de pénétrer suffisamment dans le sol et la machine risquerait de rebondir !

Un bon gazon, un substrat bien aéré et le stade sera prêt à supporter les joueurs… et les aléas du climat : sécheresse, froid…

 

Quelques bons conseils

Avant le décompactage :

  • arroser le terrain deux ou trois jours avant, le temps que le terrain absorbe l’eau ;
  • tondre le gazon un peu plus bas qu’auparavant (environ 2 à 3 millimètres pour assurer une meilleure pénétration des lames ou pointes) ;
  • défeutrer si besoin ;
  • baliser l’emplacement des arroseurs !

Après le décompactage :

  • sabler dans les jours qui suivent (sable roulé, siliceux si possible, de granulométrie 0/3, ou 0/4 si le sol est argileux) ;
  • réaliser un top-dressing, comprenant des amendements organiques pour corriger d’éventuels défauts ;
  • balayer l’excès de sable dans les trous et les saignées, puis regarnir.
Décompacteurs: ils font respirer votre terrain !

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