De Charles Broizat à Pierre Tavernier et de Dominique Thomas à Antoine Pechuzal, depuis 35 ans le temps passe et chez Parcs & Sports les hommes se transmettent en héritage la destinée de l’entreprise.

Dominique Thomas, Président en exercice est à la veille de confier en juin prochain les rênes à Antoine Pechuzal. Fort d’un parcours professionnel appuyé sur une solide formation, celui-ci est aujourd’hui prêt à prendre la responsabilité de cette SCOP en qualité de président directeur général. En effet, après avoir commencé sa formation par un BTS aux Jardins des Pierres Dorées (69) qu’il a poursuivi par un diplôme d’ingénieur ITIAPE en apprentissage chez Parcs & Sports dès 2005, il occupera en 15 ans différents postes stratégiques au sein de l’entreprise jusqu’à la direction générale où il vient d’être nommé et élu récemment par ses pairs.

Coopératif et avant-gardiste

Depuis environ 3 ans, l’entreprise se tourne vers l’avenir avec le plan “Parcs & Sports Demain”. Dominique Thomas et Antoine Pechuzal, tous deux proactifs souhaitent rediriger l’entreprise sur des stratégies communes de groupe tout en gardant les forces humaines qui caractérisent Parcs & Sports, ils l’expliquent, “l’entreprise, c’est une histoire d’hommes et avec le papy-boom marqué par le départ de collaborateurs historiquement impliqués dans l’entreprise, nous pouvions craindre de fragiliser nos objectifs et de perdre le sens de notre aventure entrepreneuriale coopérative. Il nous faut faire vivre le projet coopératif car la société et les hommes changent. Il nous faut aussi valoriser l’engagement de nos collaborateurs en qualité de coopérateur qui peuvent investir, après un an d’ancienneté, 3 % de leur salaire annuel pendant 6 ans dans la Scop. Aujourd’hui, plus de la moitié des collaborateurs (80/150) de la Scop sont ainsi associés salariés. C’est une équipe, un projet et la singularité de notre modèle coopératif dont nous sommes très fiers”. Et, précise Antoine Pechuzal, “une histoire que nous aimons raconter à nos clients car, depuis 35 ans (avec alors 15 coopérateurs), nous participons à l’économie sociale et solidaire avec une implantation territoriale et des compétences aujourd’hui partagées avec 300 collaborateurs”. “Construite au fil du temps, explique Antoine Pechuzal, nous sommes fiers de la réputation de Parcs & Sports, par ailleurs qualifiée Qualisport et Qualipaysage. Nous souhaitons conserver notre image de marque car il faut savoir d’où l’on vient et la moderniser aussi pour s’adapter et conquérir de nouveaux marchés, notamment environnementaux où nous pourrons faire valoir nos expertises et nos innovations en matière végétale. Ainsi, nous avons redéfini pour les prochaines années le projet du groupe et réorganisé notre gouvernance. Cette nouvelle organisation suppose aussi un subtil  jeu de chaises musicales des hommes et des compétences dans le cadre d’un management participatif spécifique à toute coopérative”.

Dans cette quête de transition, Antoine Pechuzal est entouré d’une équipe formée par des collaborateurs issus de Parcs & Sports et des forces vives amenées de l’extérieur. Ainsi, il est assisté dans cette mission par Michael De Sa, DGA au développement Groupe & Filiales, ainsi que les différents responsables de filiales réparties sur l’ensemble du territoire national. Installé historiquement à Chassieu (69) sur la métropole lyonnaise, le groupe Parcs & Sports rassemble plusieurs entreprises : Parcs & Sports Ile-de-France (60), Sud (06), Monaco, Sports & Paysages à Sassenage (38), Provence Jardins à Mougins (06) et l’agence de Bourg-en-Bresse (01). Une scop et ses filiales et génèrent un CA annuel de quelques 50 millions d’euros répartis à 70 % pour les travaux neufs et 30 % pour les travaux de maintenance, et à 60 % pour les terrains de sports et 40 % pour les aménagements paysagers.

Expertise végétale et savoir-faire

“Cet esprit avant-gardiste repose aussi sur l’ambition que s’est fixée l’équipe avec son plan d’avenir basé sur l’innovation et le végétal, pour revenir aux fondamentaux de notre métier, explique Antoine Pechuzal ; c’est cette expertise végétale qui nous distinguent d’une entreprise de TP”. Cette volonté se traduit concrètement par le recrutement d’experts comme Philippe Cécillon (ex. pépinières Guillot-Bourne, pépinères Cholat) en charge de l’expertise végétale et de son développement en matière de conseils et d’accompagnement de nos équipes, projets et chantiers (sol, palette végétale, climat, substrats, tailles, soins…) pour expérimenter et participer aux enjeux incontournables de végétalisation des cadres de vie. Les pelouses sportives ne sont pas épargnées dans cette démarche puisqu’elles monopolisent également plusieurs experts au quotidien pour capitaliser un savoir-faire et imaginer ce que sera le futur. Car le végétal est précieux, après la plantation, le semis ou le placage d’un gazon, il faut en prendre soin immédiatement mais surtout pendant les 3 à 5 premières années. L’entreprise souhaite retrouver son image d’expert du végétal et la valoriser sur les marchés très concurrentiels auprès de sa clientèle. Et Antoine Pechuzal de rajouter : “nous devons conserver et consolider notre savoir-faire végétal pour répondre aux enjeux de la ville. Nous avons les compétences, nous devons encore conforter et développer nos outils de R&D, nos expérimentations pour répondre aux besoins des concepteurs et gestionnaires d’espaces paysagers et sportifs. Car vouloir végétaliser, c’est essentiel mais c’est toujours une équation entre un climat, un végétal (le bon végétal à la bonne place) et un sol que nous devons réinventer avec le développement de substrats pour une durabilité des espaces”. Et Dominique Thomas de poursuivre : “cette réputation, cette image de marque et ces expertises vont nous permettre de nous positionner sur un marché très concurrentiel avec de gros projets (Grand Paris, JO…) avec nos expertises sur la gestion des sols, la gestion de l’eau, la gestion écologique des pelouses sportives pour aller vers une éco-maintenance des terrains de sport et le développement de la permutation des semences dans l’inter-saison sportive. Nous travaillons déjà sur ces enjeux et ces exigences nous obligent à l’excellence. Comme la F1 pour la filière automobile, cette expertise que nous engageons sur les terrains de haut niveau (Monaco, OL…), nous permet de développer des solutions efficientes (substrats, semences, économie d’arrosage et rétention hydrique, travaux mécaniques, regarnissage, inversion de flore…) pour les sols sportifs des collectivités qui nous sollicitent. Concrètement, avec les collectivités, nous engageons des partenariats sur des phases de 3 à 5 ans pour la gestion environnementale de leurs pelouses sportives. Ces partenariats basés sur la R&D et l’expérimentation nous permettent d’essayer, d’observer et de progresser pour apporter aux donneurs d’ouvrages des solutions innovantes adaptées aux enjeux environnementaux.”

“Nous profitons aussi des connaissances et savoir-faire que nous détenons sur nos deux marchés spécifiques, celui des aménagements paysagers et celui des sols sportifs, pour enrichir nos expertises et créer des passerelles de connaissances. A titre d’exemple, précise Antoine Pechuzal, le Terrafoot®, un “substrat” que nous avons développé bien avant la génération des terrains hybrides, est aujourd’hui pertinent et performant sur les chantiers de tramways et de grandes plaines de jeux”. “Collectivement, cette légitimité et cette expertise des solutions végétales qui appartiennent aux entreprises du paysage nous ne devons pas les abandonner à d’autres mais, au contraire, les développer (notamment avec des notes de calcul pour dimensionner la capacité des ouvrages) et les valoriser dans les marchés actuels” soulignent Dominique Thomas et Antoine Pechuzal.

Parcs & Sports : répondre aux enjeux environnementaux par l’innovation et le végétal

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