Alors qu’il s’en construit ou rénove plusieurs dizaines chaque année, le terrain synthétique est un équipement sportif très apprécié par les collectivités, quelle que soit leur taille. Ce succès s’explique pour de nombreuses raisons.

Depuis une dizaine d’années, environ 200 terrains de grand jeu en gazon synthétique sont construits ou rénovés chaque année en France. Désormais, notre territoire compte près de 3 000 terrains synthétiques dont environ 2 200 classés pour le football (sur les 23 000 installations classées par la Fédération Française de Football).

Une qualité de jeu homogène
L’un des premiers arguments en faveur d’un terrain synthétique est, sans nul doute, l’homogénéité de sa surface sportive, dans l’espace (dans n’importe quelle région de France ou du monde) mais aussi dans le temps, avec une durée de vie d’une douzaine d’années en moyenne. Le tout, en gardant d’excellentes qualités de jeu, à partir du moment où le terrain est construit et entretenu selon le cahier des charges du fabricant.

Une praticabilité par tous les temps ou presque
Cette surface sportive est jouable dans presque toutes les conditions climatiques (hormis en période de gel ou de forte neige). Il n’est donc plus nécessaire de mettre en place des arrêtés pour éviter d’utiliser le terrain lors des fortes périodes de pluie. “Lorsque nous avons construit notre terrain synthétique en 2016, l’objectif principal était, bien évidemment, de multiplier les heures d’utilisation sur l’année pour les deux clubs de football de la Ville, le tout sur une surface de qualité. Nous sommes tout à fait satisfaits puisque le terrain est fréquenté plus de 30 heures par semaine et que nous n’avons eu à interdire son accès que deux fois en 3 ans à cause d’une quantité de neige abondante” explique Loïc Caron, directeur des sports de Château-Thierry.

Une intensité de jeu inégalable
Autre argument essentiel pour une collectivité : il est tout à fait possible qu’un terrain synthétique soit fréquenté plusieurs dizaines d’heures par semaine, sans que ses qualités techniques s’en ressentent. Cette forte utilisation permet de répondre à plusieurs besoins : les clubs obtiennent de nombreux créneaux, tout comme les établissements scolaires. Un vrai avantage pour les élèves, qui auparavant devaient se contenter d’utiliser des surfaces de jeu de second rang (ancien terrain stabilisé, surface naturelle plus proche d’une prairie que d’un terrain sportif…).
Par ailleurs, si les terrains synthétiques réservés aux entraînements peuvent, bien évidemment, accueillir de nombreuses disciplines sportives, cela peut également être le cas pour certains utilisés en compétition. Par exemple, la polyvalence avec le football et le rugby est possible en respectant les impératifs des deux disciplines (cf règlements des deux fédérations françaises). Certaines collectivités privilégient également un sport et font classer le terrain par la fédération de cette discipline, tout en utilisant le terrain pour les entraînements d’autres pratiques.

Le complément idéal d’un terrain naturel
Alors que beaucoup de personnes ont voulu les opposer il y a quelques années, l’expérience a montré que les terrains synthétiques et naturels sont vraiment complémentaires. La forte intensité d’utilisation du premier en fait le complément idéal du second afin de le préserver, notamment en période hivernale. Par exemple, de nombreux responsables de service des sports témoignent des qualités retrouvées de leur surfaces naturelles après la construction d’un synthétique. Désormais, il est quasiment impossible de voir la construction ou la rénovation d’un complexe sportif, doté de plusieurs surfaces de jeu, sans un terrain synthétique. “Entre 2011 et 2016, nous avons construit un terrain synthétique par an dans différents pôles sportifs de la Ville. L’objectif était de combler nos manques de surfaces sportives, tout en compensant les nombreuses fermetures de terrains naturels. De plus, nous avons fait le choix de mettre trois des cinq terrains en accès libres” décrit Cyriaque Mauduit, chargé du patrimoine sportif de la Ville de Caen.

En outre, un terrain synthétique est une solution très intéressante pour lutter contre les problèmes de foncier qui touchent de très nombreuses collectivités :
les villes (faisant face à la problématique de densification) comme les communes plus rurales (faisant face à la raréfaction des terres agricoles). En effet, il est important de rappeler qu’il faudrait entre 4 et 5 terrains en gazon naturel pour accueillir autant de créneaux horaires que sur un synthétique.

Une technicité performante
Si les premières générations de gazon synthétique ont été souvent décriées, ce n’est plus le cas avec les nouvelles solutions commercialisées désormais par les différents fabricants. Depuis plusieurs années, les brins fibrilés, quoique toujours utilisés seuls pour leur durabilité, ont progressivement laissé la place aux brins monofilaments disposant d’une meilleure résilience. De plus, les fabricants de gazon proposent des produits composés de différents brins afin d’avoir les avantages de chacun : aspect proche d’un gazon naturel, meilleure résistance, stabilisation du matériau de remplissage, moins d’abrasion, un roulement optimal du ballon…

Une économie d’entretien
Enfin, si un terrain synthétique demande un entretien spécifique et régulier indispensable (tout le monde en a désormais bien conscience), en suivant les recommandations du fabricant, il est bien moindre que sur un gazon naturel (voir tableau). Le coût sera donc beaucoup moins important (environ deux fois moins).
Un gazon synthétique est donc une surface idéale pour accueillir de nombreuses heures de pratiques sportives…
Et uniquement sportives ! En effet, ce type de revêtement n’est pas fait pour recevoir d’autres événements (feu d’artifice du 14 juillet, concerts…), dans le cas où certains voudraient davantage optimiser son utilisation.

Pourquoi investir dans un terrain synthétique ?

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