Alors que ce n’était pas forcément le cas il y a quelques années, désormais les sols sportifs intérieurs respectent de nombreuses exigences pour le confort des nombreux utilisateurs : qualité de l’air intérieur, respect de l’environnement, capacité de recyclage…
Présentation.

 

Cela fait quelques années que les structures massives des parquets, composées uniquement de bois noble, ont été abandonnées au profit de solutions contrecollées : à pérennité et performances égales, elles conservent une couche d’usure de bois noble en surface, associée à une sous-construction de bois à croissance rapide, entraînant une meilleure gestion et une moindre destruction des forêts. Pour les autres types de revêtement, les fournisseurs proposent des solutions en constante progression sur le sujet environnemental, comme l’indique Philippe Rio, responsable national sport indoor de Tarkett : “Historiquement, nous ne proposons que des sols Bois, PVC ou linoleum. Ces trois familles de matériaux et leurs multiples combinaisons nous semblent suffisantes pour répondre aux attentes du marché sportif.

Le PVC sportif, fabriqué dans notre usine de Sedan (Ardennes) est un sol synthétique intégrant une part croissante de PVC recyclé. Quant au linoléum, fabriqué lui dans notre usine de Narni (Italie), il est composé à 95% de matières naturelles : huile de lin, farine de bois et pigments minéraux, le tout sur une toile de jute”. L’objectif étant clair : proposer des sols sportifs conjuguant confort de jeu et bien-être des utilisateurs.

 

La volonté des fabricants de proposer les meilleures solutions possible
Les voix respiratoires étant davantage exposées en plein effort, plusieurs fabricants de sols sportifs ont ainsi décidé de proposer des produits les plus vertueux possible. “Le marquage CE et la réglementation REACH (voir encadré) autorisent la présence de certains phtalates (utilisés comme plastifiants) alors que d’autres sont considérés à risque. Afin d’éviter toute confusion, nous avons supprimé les phtalates de tous nos revêtements de sol en PVC, et les avons remplacés par des plastifiants alternatifs autorisés pour le contact alimentaire et les jouets destinés à être mis en bouche” précise Philippe Rio.
De son côté, Clément Lay, chef du marché sport de Gerflor met en avant un second critère : “Afin d’obtenir la classe A + au niveau des étiquetages des produits de construction (voir encadré), le taux de Composés Organiques Volatils Totaux (COVT) doit être inférieur à 1 000 microns/m3 d’air. Or, pour nos produits, il est inférieur à 10 microns”. C’est également le même résultat pour les
produits de la société Tarkett.

Des produits recyclables et recyclés
Le PVC est un sol 100 % recyclable, les fournisseurs travaillent donc activement sur la problématique du recyclage. Ainsi, depuis 2010, Gerflor a mis en place un programme appelé “Seconde Vie” qui permet, en partenariat avec ses installateurs, de récupérer tous types de chutes en vue de les recycler. Pour cela, elle s’est associée à Paprec Recyclage pour collecter et trier les déchets. Il existe deux cas : “tout d’abord, le recyclage des chutes propres (issues des 10 % de chutes systématiques lors des chantiers, des sols non collés qui sont déposés…) récupérées dans des casiers pour être réutilisées pour un autre produit. Ensuite, les chutes issues des sols collés lors de leur dépose en fin de vie (entre 15 et 20 ans) : elles sont récupérées dans une benne et envoyées dans un centre de recyclage extérieur afin d’être incorporés dans d’autres types de produits (cônes de signalisation routière, tuyaux BTP…). Par exemple, le Taraflex Evolution, qui est un produit phare de notre gamme sportive, est composé de 32 % de produits recyclés” argumente Clément Lay. Gerflor propose même le Taraflex® Bateco, solution amovible pour protéger les sols sportifs non polyvalents lors d’activités non sportives, fabriqué à partir de matière
100 % recyclé.

De son côté, Tarkett propose également un programme, appelé “Restart”, de collecte et recyclage des chutes propres de revêtement PVC et Linoléum, à la charge de la société, afin de les acheminer vers une usine de transformation du groupe, située au Luxembourg avec son partenaire Véolia. Ils sont ainsi broyés et retransformés pour redevenir un composant d’un nouveau sol sportif Omnisports, sa gamme de PVC, qui peut intégrer au minimum 30 % de matériaux recyclés. Enfin, les sols en Linoléum bénéficient du certificat Cradle to Cradle (du berceau au berceau), pour leur composition respectueuse de la santé et de
l’environnement et leur réutilisation.

De nouvelles protections de surface et des modes de pose eco-responsables
Les progrès ne concernent pas uniquement la composition des sols. En effet, auparavant, il était nécessaire de rénover la protection de surface une fois par an, voire tous les deux ans selon l’utilisation. Désormais, cette protection de surface est définitive, ce qui évite les décapages et l’apport de nouveaux vernis. De plus, elle protège davantage le revêtement sportif ce qui permet de limiter l’utilisation de produits d’entretien.

Pour sa gamme PVC Omnisports, Tarkett préconise la méthode “GreenLay” : pose libre nécessitant moins de 2% d’encollage. Cette technique fiabilisée depuis plus de 20 ans, génère une économie et un gain de temps substantiels, et, surtout, évite l’utilisation de centaines de kilos de colle et l’exposition prolongée des applicateurs à celle-ci.

La position des collectivités
Même si ce n’est pas la priorité par rapport à la qualité sportive ou au budget, pour les personnes interrogées, la sensibilité
environnementale est de plus en plus présente dans les réflexions des collectivités. “Il est de plus fréquent que dans les appels d’offres, il nous soit demandé notre stratégie en termes de recyclage. De plus, de manière fréquente, la problématique environnementale rentre en compte (généralement à hauteur d’environ 20 %) dans la note globale” précise le chef de marché sport de Gerflor. De plus, il important de rappeler que la collectivité est responsable des déchets qu’elle génère et que le recyclage lui permet de réaliser l’économie du coût de mise en décharge.

Bien évidemment, la responsabilité environnementale touche à la fois les maîtres d’ouvrage et les fabricants. Pour ces derniers, il reste encore plusieurs pistes pour continuer à franchir de nouveaux paliers, comme, par exemple, augmenter davantage la quantité de produits recyclés, utiliser des vernis émettant encore moins de COV ou encore tracer les lignes de jeu avec des peintures sans solvant.

Sol indoor : confort de jeu et bien-être sont possibles

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *