La Fédération Française d’Athlétisme a mis en place un plan de développement 2018-2024 afin de se projeter jusqu’au Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris. L’objectif est de poursuivre son développement en proposant des formes variées d’accompagnement en direction d’un public toujours plus divers.

L’athlétisme incarne une multitude de pratiques qui participent à son développement et à son image. Comme beaucoup d’autres, la Fédération Française d’Athlétisme (FFA) se trouve aujourd’hui à la croisée du développement de nouvelles formes de pratiques, comme l’indique André Giraud, son président :
d’un côté, nos clubs, qui ont construit la fédération, avec lesquels nous devons favoriser et entretenir la pratique. De l’autre, les pratiques hors clubs, auxquelles nous devons répondre, dans des environnements nouveaux et sur des durées variables. Pour ces pratiques, nous devons réfléchir à de nouveaux formats d’adhésion, proposer de nouveaux services plus en adéquation avec les modes de vie des pratiquants et l’évolution de notre société. Le rôle de la fédération est d’accompagner et de piloter ce développement au plus près des réalités du terrain, en étant force de propositions et en fournissant les outils et les moyens indispensables à la bonne conduite de nos objectifs”. Dans la continuité du premier plan de développement 2013-2017, la stratégie fédérale repose sur 5 secteurs d’activités : le running, le haut-niveau, l’éducation athlétique, le stade et les pratiques de forme et santé.

Accompagner davantage les clubs
Le club est le point de contact avec les pratiquants, c’est lui qui propose des séances sportives de qualité, qui travaille en étroite collaboration avec les collectivités, et qui permet au quotidien de développer toutes les formes de pratiques de l’Athlétisme. Le rôle de la Fédération est d’apporter un accompagnement de qualité, adapté à chaque situation, en cohérence avec les projets territoriaux et le projet du club. Afin de proposer un accompagnement sur-mesure, la Fédération a choisi de regrouper ses clubs par grande typologie : clubs de proximité (moins de 150 licenciés), clubs traditionnels (entre 150 et 300 licenciés) ou encore les clubs mono et multi activités. L’objectif est d’adapter les dispositifs fédéraux aux capacités et aux besoins de chacun. L’idée n’est plus de demander à tous les clubs de faire la même chose et d’avoir un développement uniforme. En plus du rôle prépondérant des ligues et des comités départementaux, la FFA met également à la disposition des clubs des outils dédiés pour les accompagner au quotidien, comme par exemple le guide des clubs et le service club disponibles sur son site internet. Par ailleurs, la Fédération souhaite aussi accentuer la formation dans les clubs (dirigeants, entraîneurs, organisateurs…). Ce développement de l’accompagnement et de la formation doit permettre aux différents clubs de se préparer à accueillir de nouveaux pratiquants (notamment grâce aux JO 2024) et à encadrer ces publics aux tranches d’âge différentes et aux attentes et motivations diverses.

Le label Uni’Vert Trail
Désormais, de nombreux pratiquants attendent des collectivités qu’elles aménagent des espaces publics pour la pratique de la course à pied. Ainsi, la FFA souhaite aider ces collectivités à créer des parcours permanents de trail. L’objectif est de créer un équipement sportif de nature durable, accessible, sécurisé, ouvert à tous, permettant de valoriser et promouvoir un territoire grâce au tourisme sportif. Pour cela, la fédération a mis en place un accord avec l’AFNOR spécifique pour la conception et l’aménagement de parcours permanents de trail. Véritable mode d’emploi, il reprend les aspects nécessaires à la conception et l’aménagement d’un parcours permanent de trail : balisage, dénivelé, technicité, surveillance, entretien, responsabilité… L’ensemble des éléments constitutifs des parcours permanents ont été partagés et présentés dans cette norme volontaire. Pour la FFA, cet accord constitue l’élément de base de la labellisation fédérale et du cahier des charges pour les parcours permanents de trail running Uni’vert trail. Bien évidemment, elle accompagne les porteurs de projets dès le départ (présentation du concept et du cahier des charge, étude de faisabilité, conception en lien avec la collectivité…). Une fois les parcours créés, la fédération intervient auprès des collectivités pour effectuer la labellisation des parcours qui comporte quelques conditions, comme par exemple la signature d’une convention tripartite entre la FFA, le club et la collectivité pour assurer une animation régulière du site.

Déployer l’offre forme et santé sur l’ensemble du territoire
Précurseur il y a plus d’une dizaine d’années, la FFA doit aujourd’hui capitaliser sur son engagement et son investissement dans ce secteur du sport santé en pleine mutation. Le réseau d’entraineurs formés (plus de 1 800), les principales actions engagées (Journée nationale de la marche nordique, Nordic’fit, Journée de la forme…) ainsi que les différents outils de promotion/fidélisation doivent être valorisés et déployés sur l’ensemble du territoire, notamment à destination des décideurs locaux et des organismes de santé.
En complément, une nouvelle pratique axée principalement sur la forme et la condition physique viendra renforcer et compléter l’offre sport santé de la FFA, toujours dans le but de répondre aux demandes des pratiquants de plus en plus avides de nouveautés.

Les secteurs éducation athlétique et stade
La pratique athlétique des moins de 16 ans est une catégorie à fort potentiel de recrutement. L’enjeu pour la FFA est donc de démontrer aux jeunes pratiquants de moins de 16 ans ainsi qu’aux prescripteurs, que sont notamment les parents et le monde scolaire, que l’athlétisme est un sport formateur. Pour cela, elle souhaite poursuivre et accélérer le développement de l’activité jeunes avec le milieu scolaire et les principales fédérations concernées.
En outre, concernant le stade, secteur historique de la fédération, son développement est freiné ces dernières années. Parmi les causes, la difficulté de recruter et fidéliser des entraîneurs compétents, mais également l’absence ou l’obsolescence des infrastructures. Ainsi, la FFA souhaite accompagner et favoriser les projets de réalisation d’équipements spécifiques, tout en concevant un aménagement équilibré du territoire.
Forte de 315 000 licenciés aujourd’hui (pour 2 439 clubs), la FFA souhaite atteindre les 500 000 pratiquants à l’échéance 2024 grâce à ce plan de développement.

Le hors-stade est très plébiscité
En juin 2017, la Fédération a mené deux enquêtes nationales dont l’une auprès des clubs de la FFA. Cette enquête a permis d’établir un premier constat : le hors-stade est le secteur qui s’est le plus développé, au cours de ces 10 dernières années, dans les clubs. Interrogés sur le moteur d’une telle impulsion, 66,9 % de ces clubs déclarent que le développement du hors-stade s’était fait à la demande de leurs adhérents. Selon les clubs, il s’agit du secteur qui leur permettra le plus aisément d’accroître leur nombre de licenciés, devant le secteur jeunes (30,4 %) et le secteur santé-loisir (25,2 %). Un constat qui confirme la tendance observée autour des sports de pleine nature qui sont de plus en plus appréciés et demandés par les coureurs et par le grand public.

Un nouveau plan ambitieux pour la Fédération Française d’Athlétisme

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