Après plusieurs années de travail (recherche de financement, conception et construction), la Ville de Rives-en-Seine (76) a inauguré début juillet un nouvel espace sportif avec une salle principale et deux annexes. Point fort du bâtiment, il dispose d’un bilan énergétique positif.

Après environ 40 ans d’existence, le seul gymnase de la Ville de Rives-en-Seine (environ 4 300 habitants) était devenu un bâtiment vieillissant, tant structurellement (fuites d’eau, problèmes de stabilité des dalles…) que fonctionnellement (vestiaires à l’étage sans accès pour personnes à mobilité réduite). La construction de ce nouvel espace sportif rentre dans le cadre global d’un projet de revalorisation d’un des quartiers de la Ville et complète les équipements sportifs existants : dojo, courts de tennis, centre aquatique, pas de tir à l’arc…

Un parquet massif pour la salle principale
La salle principale mesure 970 m2 : elle est composée d’un terrain pour les sports collectifs et d’une tribune d’environ 150 places. Concernant le sol sportif, la collectivité a opté pour le parquet massif Woodflex Single 400 de la société Gesport :
un parquet de 22 mm d’épaisseur sur lambourdage amortissant avec une sous-couche de 15 mm d’épaisseur. Il dispose notamment d’une absorption des chocs de 61 %, d’une déformation verticale de 2,5 mm et un rebond de ballon de 94 %. Il supporte des charges roulantes jusqu’à 4 500 N et jusqu’à 7 000 N pour les charges ponctuelles. En outre, la salle dispose d’un éclairage led avec 16 projecteurs Philips (de chacun de 204 W) et d’un flux lumineux unitaire de 25 000 lumens. De plus, la salle est complétée par deux vestiaires de 60 m2 au total.

Deux salles annexes et des vestiaires pour le football
Cette structure sportive dispose également d’une salle de combat et d’une salle pour la gymnastique, de 200 m2 chacune, avec des vestiaires. Comme sol sportif, la salle de full-contact dispose d’un Taraflex Evolution® de l’entreprise Gerflor. Il mesure 7,5 mm d’épaisseur et dispose d’une déformation verticale inférieure à 2 mm ainsi qu’une résistance à l’impact supérieure à 8 N/m. Il dispose d’un système D-MaxTM qui est un complexe de surface renforcé par une grille de verre offrant une haute résistance au poinçonnement et une très bonne stabilité dimensionnelle. De plus, son traitement de surface triple action Protecsol® favorise une surface sans risque de brûlure, la température d’échauffement lors d’un plongeon étant réduite de 25 %. De son côté, la salle de gymnastique est équipée d’un sol en béton.

Par ailleurs, ces deux salles sont équipées d’un éclairage led avec 77 spots de 27 W chacun de la société Epsilon+. De plus, dans ces salles, les utilisateurs ont accès à plusieurs tapis et tatamis : la Ville de Rives-en-Seine a investi dans 18 tatamis de compétition (200 x 100 x 5 cm) de couleur rouge et 64 tatamis (200 x 100 x 5 cm) de couleur vert et 72 tapis universel Sarneige de type 3 (pour le travail au sol avec saut et réception stabilisée). Enfin, afin de compléter les équipements du terrain de football situés juste à côté, le bâtiment comprend 4 vestiaires pour les joueurs, deux vestiaires pour les arbitres et une tribune d’environ 100 places, avec, bien évidemment, un accès direct sur l’extérieur.

Un bâtiment à bilan énergétique positif
Particularité du projet, le bâtiment, situé à proximité d’une rivière, a été construit avec des piliers situés sur des pieux de 7 à 20 m de hauteur. Le tout étant recouvert d’une structure avec une charpente en bois lamellé collée. “Par ailleurs, la structure compte plus de 200 m2 de panneaux photovoltaïques permettant de produire l’électricité nécessaire pour les consommations de l’espace sportif et de revendre le surplus à la société Enedis. Entre le 1er juillet et début septembre, nous avons déjà produit 30 mégawatts que nous revendons 140 euros l’unité. Bien évidemment, nous disposons aussi d’une chaudière à gaz en renfort. Nous avons commencé à chauffer dès le printemps dernier pour la finalisation des travaux et les tests. Pour l’instant, la facture est de
1 450 euros alors qu’auparavant le budget chauffage de l’ancien gymnase était de 15 000 euros chaque année
” argumente Bastien Coriton, maire de Rives-en-Seine.

Recruté suite à l’ouverture du complexe sportif, un agent à temps complet entretien et veille à la bonne utilisation des locaux, particulièrement le respect du règlement intérieur. “Il utilise un balai pour le parquet, une autolaveuse pour nettoyer les couloirs et les vestiaires ainsi que des produits désinfectants pour les tapis et tatamis. Il va également entretenir le dojo situé juste à côté. De plus, le site dispose d’un système de badge et chaque association accède aux salles et aux vestiaires en fonction des créneaux attribués” conclut le maire.

Gymnase : un exemple de réussite sportive et économique

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